Lundi 09 Octobre 2006

De l'ivresse de la drogue à celle du sport

 

Sumi Otoshi

 

La consommation de drogues est de plus en plus considérée comme un symptôme de problèmes de développement tels qu'une faible estime de soi et un manque d'autodiscipline. 

Bien que les adolescents semblent connaître les effets nocifs de l'usage des drogues, cela ne les empêche pas d'en consommer. Les pressions négatives de leurs pairs, une faible estime de soi, l'anxiété, la dépression, l'école et leurs relations avec leurs parents sont autant de facteurs qui les influencent plus fortement à consommer de telles substances.

William Montelpare et ses collègues de Brock University, en Ontario, ont examiné l'utilisation de l'activité physique en tant que moyen d'intervention pour rehausser l'estime de soi — le tout en vue de réduire la consommation de substances nocives. Leur conclusion? Plutôt que la simple participation à des activités physiques, ce serait le succès d'une telle participation ou l'acquisition de compétences et d'habiletés qui apporteraient des changements favorables chez les gens souffrant d'une piètre estime personnelle. Les professionnels en loisirs pourraient donc favoriser l'amélioration de l'estime de soi chez les jeunes en les exposant à de nouvelles expériences de loisir et en les aidant à acquérir de meilleures habiletés dans des activités qui leur sont familières.

Un autre facteur — l'oisiveté durant les heures de loisir — semble expliquer l'usage de drogues. Ce point de vue est appuyé par une étude menée en 1988 par Kimberly Scott et Anita Myers, qui ont examiné l'effet de l'activité physique sur l'usage de drogues chez de jeunes autochtones à Maniwaki, dans l'ouest du Québec. Ces jeunes ont dit aux chercheures qu'ils prenaient part aux programmes d'activité physique offerts dans leur communauté «pour avoir quelque chose à faire» et «pour se sentir bien». Parmi les obstacles à la participation, ils ont cité le manque d'installations et l'ennui que leur inspiraient les activités disponibles.

Comment agir?
Afin de neutraliser la consommation de drogues chez les jeunes, il faudrait donc utiliser l'activité physique de façon à structurer leur temps libre et à améliorer leur santé psychologique. Pour être efficaces, les programmes devraient permettre aux jeunes d'explorer sans danger leurs faiblesses et leurs forces personnelles. Un bon programmes devrait : 

- être centré autour de tâches concrètes et précises.
- aider les participants à atteindre des buts précis.
- exiger une participation active, et non une écoute ou une observation passive.
- exiger une bonne dose d'efforts des participants.
- tenter de différer les résultats afin que les participants apprennent à attendre une gratification.
- enseigner l'autodiscipline.

Pourquoi ne pas suggérer l'établissement d'un tel programme dans votre localité? Des activités physiques intéressantes et appropriées pour les jeunes offrent une excellente solution de rechange à une faible estime de soi et à l'usage de substances nocives!

publié par Judoka dans: algerienjudoinas
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